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 Encore des mots toujours des mots

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L'Anat'
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MessageSujet: Re: Encore des mots toujours des mots   Dim 25 Avr 2010, 18:18

T'es pas poli !

Françoise Hardy,Patrick Dewaere





Un document rare !


(elle) - T'es pas poli, hier on a pas fait la vie.
(lui) - J'ai caressé tes cheveux, tu m'as boudé.
- Non j'ai éteint la lumière, il faisait jour, alors je t'ai dit mon amour.
- Ce n'est pas vrai, je n'ai rien entendu.
- Mais c'est ta faute, tu as éternué.
- Je t'ai embrassée. Charmant, t'as essuyé ta joue.
- C'était mouillé : tu venais d'éternuer.
- Tu m'as tourné le dos quand je te regardais.
- Tes yeux étaient si près des miens que je louchais. Et tu soufflais si près, moi j'étouffais.
- Je ne soufflais pas, je te parlais tout bas. Je murmurais : Veux-tu que je réchauffe tes pieds ?
- Ho mon amour, refermons les rideaux. Recouchons-nous !
(ensemble) : - Oui, recouchons-nous !
- La la la.
- Dis à quelle heure faut-il faire sonner le réveil ?
- Veux-tu te taire ?
- Pourquoi, je chante pas bien ?


Pas de youtube pour l'occasion !

Si vous voulez l'écouter ,c'est ici !

http://www.2shared.com/file/12822602/dcd697da/Qui_cest.html

A vos cassettes !

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big'
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MessageSujet: Re: Encore des mots toujours des mots   Dim 25 Avr 2010, 19:01

gromulator a écrit:
quand on faisait le job avec mille Choristes je sais plus où

Ah, j'avais pas vu le post.

A Alès, ex-ville minière injustement sous-estimée hors Cévennes. albino

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PerYoun
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MessageSujet: Re: Encore des mots toujours des mots   Dim 25 Avr 2010, 19:25

Un chanteur que j'aime beaucoup pour sa trajectoire et sa constance.

RIDAN - J'en peux plus

Moi j'en peux plus,
De moi j'en peux plus...

Je sais j'ai mille raisons pour m'sentir bien,
Pourquoi j'ai ce goût amer
Qui me vient de loin.
J'la vois leur vie en rose
Mais j'y crois plus,
Au fond j'crois que je suis comme toi
J'en peux plus.
A me demander chaque jours
Ce que je f'rai demain,
A me demander encore si c'est l'bon chemin.
Mais où est-ce qu'elle va
Cette route nous mène à rien.
Mes doutes et mon destin j'en peux plus.
De mes doutes et de mon destin
J'en peux plus.
Au fond j'crois que je suis comme toi
J'en peux plus...
J'en peux plus.

{Refrain :}
Moi j'en peux plus,
Moi j'en peux plus...
De moi j'en peux plus,
Et toi, et toi ?

Souvent on pense courir après la vie.
Finalement c'est d'la mort
Que l'on se rapproche.
On se dit qu'on est plus fort et qu'on oublie
J'usqu'au moment où nous passerons le porche.
Derrière à ce qu'il parait y'a ces lumières,
Qui ne réchauffent plus les coeurs
Des gens sur Terre.
J'espère que là-haut au moins
Il fera bon vivre,
Parce qu'ici nous sommes ivres
Et j'en peux plus.
Ici nous sommes tous ivres
Et j'en peux plus.
Moi, de moi j'en peux plus...
J'en peux plus.

{Refrain}

Au coin de mon épaule il n'y a plus cet ange,
J'me sens comme une boussole
Sans le mondre pôle.
Et on me demande encore ce qui me dérange,
J'suis comme Pierre Paul ou Jacques
Et Jean peux plus.
Regarde nous souvent nous sommes les mêmes,
Sans le moindre grain d'amour
Pour que l'on s'aime.
C'est quand la dernière fois
Que j'ai dis je t'aime ?
Au fond j'crois que je suis comme toi
J'en peux plus.
Je suis comme Pierre Paul ou Jacques
et j'en peux plus.
Moi, de moi je m'aime plus...
J'en peux plus.

{Refrain}

Et toi comment te sens-tu ?

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L'Anat'
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MessageSujet: Re: Encore des mots toujours des mots   Jeu 29 Avr 2010, 18:37

Variations sur Marilou Serge Gainsbourg

Dans son regard absent et son iris absinthe,
Tandis que Marilou s'amuse à faire des volutes de sèches au menthol,
Entre deux bulles de comic strip,
Tout en jouant avec le zip De ses "levi's"
Je lis le vice et je pense à Carol Lewis.

Dans son regard absent et son iris absinthe,
Tandis que Marilou s'évertue à faire des volutes de sèches au menthol,
Entre deux bulles de comic strip,
Tout en jouant avec son zip
A entrebailler ses "levi's"

Dans son regard absent et son iris absinthe dis je,
Je lis le vice de baby doll,
Et je pense à Lewis Carroll.

Dans son regard absent et son iris absinthe,
Quand crachent les enceintes de la sono lançant,
A cor de cartes et de quintes

Tandis que Marilou s'esquinte
La santé, s'ereinte
A s'envoyer en l'air.

Lorsqu'en un songe absurde Marilou se resorbe,
Que son coma l'absorbe en pratiques obscures,
Sa pupille est absente, et son iris absinthe,
Sous ses gestes se teintent extases sous jacentes

A son regard le vice donne un coté salace,
Un peu du bleu lavasse de sa paire de "levi's"
Tandis qu'elle exhale un soupir au menthol,
Ma débile mentale perdue en son exil physique et cerebral,
Joue avec le métal de son zip et la taule de corail apparaît.

Elle s'y coca colle un doigt qui en arrêt au bord de corolle,
Est pris près du calice du vertige d'Alice de Lewis Carroll.

Lorsqu'en songes obscurs Marilou se resorbe,
Que son coma l'absorbe en des rêves absurdes,
Sa pupille s'absente, et son iris absinthe,
Subreptissement se teinte de plaisirs sans l'attente.

Perdu dans son exil physique et cerebral,
Un à un elle exhale des soupirs fébriles parfumés au menthol,
Ma débile mentale fait teinter le métal de son zip,
Et narcisse elle pousse le vice
Dans la nuit bleue lavasse de sa paire de "levi's"

Arrivée au pubis, de son sexe corail écartant la corolle,
Prise au bord du calice de Vertigo, Alice s'enfonce jusqu'à l'os,
Au pays des malices de Lewis Carroll.

Pupilles absente, iris absinthe, baby doll,
Écoute ses idoles, Jimi Hendrix, Elvis Presley, T-Rex, Alice Cooper,
Lou Reed, Les Rolling Stones elle en est folle,
La dessus cette narcisse se plonge avec délice
Dans la nuit bleue pétrole de sa paire de "levi's"

Elle arrive au pubis et très cool au mynthol,
Elle se self control son petit orifice,
Enfin poussant le vice jusqu'au bord du calice,
D'un doigt sex-symbol s'écartant la corolle,
Sur fond de rock & roll s'égare mon Alice
Aux pays des malices de Lewis Carroll




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MessageSujet: Re: Encore des mots toujours des mots   Ven 07 Mai 2010, 22:26

Ne chantez pas la Mort 
Paroles de Jean-Roger Caussimon, musique de Léo Ferré
 
Ne chantez pas la Mort, c'est un sujet morbide
Le mot seul jette un froid, aussitôt qu'il est dit
Les gens du "show-business "vous prédiront le bide »
C'est un sujet tabou... Pour poète maudit
La Mort... La Mort...
 
Je la chante et, dès lors, miracle des voyelles
Il semble que la Mort est la sœur de l'amour
La Mort qui nous attend, l'amour que l'on appelle
Et si lui ne vient pas, elle viendra toujours
La Mort... La Mort...
 
La mienne n'aura pas, comme dans le Larousse
Un squelette, un linceul, dans la main une faux
Mais, fille de vingt ans à chevelure rousse
En voile de mariée, elle aura ce qu'il faut
La Mort... La Mort...
 
De grands yeux d'océan, la voix d'une ingénue
Un sourire d'enfant sur des lèvres carmin
Douce, elle apaisera sur sa poitrine nue
Mes paupières brûlées, ma gueule en parchemin
La Mort... La Mort.
 
« Requiem » de Mozart et non Danse Macabre
Pauvre valse musette au musée de Saint-Saëns !
La Mort c'est la beauté, c'est l'éclair vif du sabre
C'est le doux penthotal de l'esprit et des sens
La Mort... La Mort...
 
Et n'allez pas confondre et l'effet et la cause
La Mort est délivrance, elle sait que le Temps
Quotidiennement nous vole quelque chose
La poignée de cheveux et l'ivoire des dents
La Mort... La Mort...
 
Elle est Euthanasie, la suprême infirmière
Elle survient, à temps, pour arrêter ce jeu
Près du soldat blessé dans la boue des rizières
Chez le vieillard glacé dans la chambre sans feu
La Mort... La Mort...
 
Le Temps, c'est le tic-tac monstrueux de la montre
La Mort, c'est l'infini dans son éternité
Mais qu'advient-il de ceux qui vont à sa rencontre ?
Comme on gagne sa vie, nous faut-il mériter
La Mort... La Mort...

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Japh

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MessageSujet: Re: Encore des mots toujours des mots   Dim 09 Mai 2010, 12:57



Une douceur cérébrale de Pierre Philippe, j'adore Pierre Philippe, chantée par Juliette:

Rimes Féminines

Dans un corps vide entrer mon âme,
Tout à coup être une autre femme
Et que Juliette Noureddine
En l'une ou l'autre s'enracine.
Élire parmi les éminentes
Celle qui me ferait frissonnante,
Parmi toutes celles qui surent s'ébattre,
Qui surent aimer qui surent se battre,
Mes soeurs innées mes philippines,
Mes savantes et mes Bécassines.

Julie Juliette ou bien Justine,
Toutes mes rimes féminines:
Clara Zetkin,
Anaïs Nin
Ou Garbo dans La Reine Christine.

Sur le céleste carrousel,
Choisir entre ces demoiselles:
Camille Claudel,
Mamzelle Chanel
Ou l'enragée Louise Michel.

Vivre encore colombe ou rapace,
Écrire chanter ou faire des passes:
Margot Duras,
Maria Callas
Ou bien Kiki de Montparnasse.

Naître demain renaître hier
En marche avant en marche arrière,
M'incarner dans ces divergences
Ces beautés ces intelligences

Et jouir du bienheureux trépas
Pour dans leurs pas mettre mes pas:
Musidora,
La Pavlova
Ou mon aïeule la grande gueule Thérésa.

Que j'en aie l'esprit ou l'aspect
Ou bien même les deux s'il vous plaît:
Juliette Drouet
La Signoret
Ou la grande Billie Holiday.

Tous voiles dehors ou en chantant,
Avec l'une d'elles me révoltant:
Flora Tristan
Yvonne Printemps
Ou la farouche Isadora Duncan.

Pour toute arme ayant leur fierté
Et pour amante la liberté:
Les soeurs Brontë,
Loyse Labé
Ou Lou-Andréas Salomé.

Même s'il faut en payer le prix,
Être la fleur être le fruit:
Être Alice Guy,
Être Arletty,
Marie Dubas, Marie Curie.

Mais s'il vous plaît point de naissance,
De jeunesse ni d'adolescence.
Épargnez-moi la chambre rose.
Soyez bonne ô métempsycose.

Permettez à votre Juliette
De ne point mûrir en minette
Mais en Colette,
En Mistinguett...
Ou pourquoi pas madame de Lafayette.

Mettez-moi, je vous le demande
Instamment, dans la cour des grandes:
Judy Garland,
Barbara Streisand
Ou cette bonne dame de George Sand.

Placez-moi du côté du coeur,
Côté talent côté bonheur:
Loïe Fuller,
Dottie Parker
Ou Sainte Joséphine Baker.

Oui tout de suite les feux de la gloire,
Les feux de la rampe et de l'Histoire:
La Yourcenar,
Sarah Bernhardt
Ou la très sage Simone de Beauvoir.

Une voix d'argent au fond d'un port,
Une plume d'acier ou un coeur d'or:
La Solidor,
Christiane Rochefort
Ou Marceline Desbordes-Valmore.

Les belles sans peur et sans marmaille
Toutes nues au fort de la mitraille:
Sylvia Bataille
Anna de Noailles
Camarade Alexandra Kollontaï

Et les agitatrices de bouges
Brandissant l'espoir et la gouge:
Olympe de Gouges,
Rosa-la-Rouge
Et la vieille Germaine de Montrouge.

La lignée des dominatrices
Ladies, madames, donas ou misses
Comme Cariathys
Ou Leda Gys,
Angela et Bette Davis.

Le train du diable et ses diablesses,
Les vénéneuses et les tigresses:
Lola Montès,
Gina Manès
Et l'empoisonneuse Borgia Lucrèce.

Enfin j'ai pour être sincère
Du goût pour les belles harengères:
Yvette Guilbert,
Claire Brétécher...
J'irais même jusqu'à Anne Sinclair.

Mais si tant de souhaits vous chagrinent,
S'il est contraire à la doctrine
De viser haut dans les karma,
Alors faites dans l'anonymat.
En attendant que tout bascule,
Que Satan ne me congratule
Ou que les anges me fassent la fête,
Permettez une ultime requête:
Faites-la renaître votre frangine
En n'importe qui, en fille d'usine,
En fille de rien ou de cuisine,
En croate ou en maghrébine,
En Éponine,
En Clémentine,
En Malka Malika ou Marilyn...
Et si votre astrale cuisine
Par hasard ne le détermine
J'accepterais par discipline
De revenir en cabotine,
En libertine,
En gourgandine...
Tiens: en Juliette Noureddine.
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L'Anat'
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MessageSujet: Re: Encore des mots toujours des mots   Dim 09 Mai 2010, 15:10

Je ne connais pas du tout et je n'ai pas trouvé grand chose sur Pierre Philippe .

Tu peux nous en dire plus ? Wink

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MessageSujet: Re: Encore des mots toujours des mots   Dim 09 Mai 2010, 15:47

Pierre Philippe est avant tout pour moi parolier.
Jean Guidoni, Juliette, entre autre...
Mais c'est aussi un cinéaste, un réalisateur, un documentaliste, et un homme de théatre, où il aura tout fait: des décors à la mise en scène.
Comment le décrire ?
Une carrière artistique dont le seul fil conducteur serait la description du ressenti ?
Un langage réaliste pour décrire le monde vu par un impressioniste.
Pierre Philippe


Dernière édition par Japh le Dim 09 Mai 2010, 15:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Encore des mots toujours des mots   Dim 09 Mai 2010, 15:48

Merci ,japh !

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MessageSujet: Re: Encore des mots toujours des mots   Mer 12 Mai 2010, 08:31

"Tout çà me tourmente" de Benjamin BIOLAY



J'ai même pas vu
Que t'étais rien,
Que t'étais morte de chagrin,
Que t'étais seule comme un vieux chien,
qu'tu faisais la gueule dans ton coin.
J'ai même pas vu
Que t'étais mal, que ta peau était pire que pâle,
Qu't'avais plus faim,
Qu't'étais que dalle,
Que tu flottais dans le canal.
J'ai même pas vu
Que t'étais diaphane,
Que t'étais comme une fleur qui fane,
Les yeux rivés dans les embruns,
Que tu serrais trop fort ma main.
J'avais pas vu
Que t'avais des tresses,
Je sentais même plus tes caresses.
Toi dans la baignoire, tu te touchais dés la nuit noire.

Tout ça me tourmente,
Tout ça me tourmente,
Tout ça me tourmente un peu.
La douleur m'éventre,
La douleur m'éventre mais je ris dès que je peux.
Tout ça me tourmente,
Tout ça me tourmente,
Tout ça me tourmente un peu.
Mais dès 20h30, oui dès 20h30,
Je n'ai pas le cœur,
Je n'ai que ma queue.

J'ai même pas vu
Que j'étais nul,
Que j'étais plus que ridicule,
Que j'étais tout seul dans ma bulle.
Crétin, crâneur, cassant, crédule.
J'ai même pas vu
Que t'étais brac,
Que t'étais comme une porte qui claque,
Que ce soir là, sur le tarmac, tu voulais tant vider ton sac.

Tout ça me tourmente,
Tout ça me tourmente,
Tout ça me tourmente un peu.
La douleur m'éventre,
La douleur m'éventre mais je ris dès que je peux.
Tout ça me tourmente,
Tout ça me tourmente,
Tout ça me tourmente un peu.
Mais dès 20h30, oui dès 20h30,
Je n'ai pas le cœur,
Je n'ai que ma queue.

J'ai même pas vu
Que t'étais partie par le dernier des vols de nuit
Avec mes rires et les lambris,
Le ciel, ton cul et nos amis.
Ca me tourmente aussi.

Oui, tout ça me tourmente,
Tout ça me tourmente,
Tout ça me tourmente un peu.
La douleur m'éventre,
La douleur m'éventre mais je ris dès que je peux.
Tout ça me tourmente,
Tout ça me tourmente,
Tout ça me tourmente un peu.
Oui la mort me tente,
Oui la mort me tente mais je vis faute de mieux.

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« Je n'ai jamais été à la mode, comment voulez-vous que je sois ringard ? »
Daniel Prévost
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MessageSujet: Re: Encore des mots toujours des mots   Jeu 13 Mai 2010, 09:01

Au Creux De Ton Bras, Mano Solo

Ça fait des heures que tu l'attends
T'as mal aux os, t'as mal au dos
Tu transpires, c'est pas parce qu'il fait chaud
Et tu trembles, c'est pas parce que t'as froid
Et tu l'attends, le salaud
Il prend son temps
Il sait qu'il aura ton argent
Tu ferais n'importe quoi
Pour l'avoir ton petit quet-pa

Tu voudrais la sentir déjà au creux de ton bras
La femme de ceux qui n'en ont pas

Tu le vois venir de loin
C'est ton soleil qui revient
Avec sa sale petite gueule d'enculé
Que t'es sur, que ce mec-là, il va t'arnaquer
Mais, déjà tu flippes comme un chien
De peur qu'il te dise qu'il n'a rien
Et quand il tend sa merde avec mépris
Tu vas même jusqu'à lui dire merci

Tu voudrais la sentir déjà au creux de ton bras
La femme de ceux qui n'en ont pas

Tu cours dans une sanisette
Et là pour toi c'est la fête
Et là avec l'eau de la cuvette
Tu prépares ta petite dînette
Et quand enfin tu plantes ton pieu
Dans ton bras devenu noueux
Et que le rouge se mêle au blanc
C'est la fin du tourment

Tu la sens maintenant au creux de ton bras
La femme de ceux qui n'en ont pas

Et tu piques du zen dans la rue
Et déjà tu te souviens même plus
Qui t'étais avant, du temps où t'avais des couilles
Où t'étais fier, du temps où t'avais même
T'avais même des rêves
Et tu piques du zen dans la rue
J'ai comme envie de te botter le cul
Mais j'ai bien trop peur de te casser en deux
Tellement que t'as l'air d'un petit vieux

Emmène-la au creux de ton bras
La femme de ceux qui n'en ont pas

Elle est vieille ta femme
Elle est trop vieille pour toi

Mano SOLO : Au creux de ton bras
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MessageSujet: Re: Encore des mots toujours des mots   Sam 22 Mai 2010, 19:00

Arthur Michel Jonaz

J'suis sûr qu'il est avec les anges
En train d'chanter
Sur un tempo étrange
Une mélopée.
Dieu lui-même, fin connaisseur
Des âmes cachées
Mmmh...
Doit passer son temps, c'est sûr
A l'écouter.

C'était un des Simm Brothers.
C'était Arthur. Ô mon frère,
Tu vois, j'suis toujours sur scène,
Mais sans toi, c'est plus dur,
Un peu la galère.
Tu m'fais plus la courte échelle.
J'peux plus grimper,
Sans ta voix qui jusqu'au ciel
Pouvait monter.

Hoo, de là-haut,
Envoie-moi de tes nouvelles,
Une photo du sidéral
Par colis postal.
Hoo, mon alter ego,
As-tu rencontré l'Eternel ?
Est-ce que la Terre est plus belle
Vue d'en haut ?

C'était mieux qu'"Chantons sous la pluie"
Quand on dansait.
Quelle classe, quelle chorégraphie
Digne de Broadway.
Même Fred Astaire, même Gene Kelly
Nous jalousaient.
Mmmh...
Mille fois mieux qu'"Chantons sous la pluie"
Quand on dansait.

C'était un des Simm Brothers.
C'était Arthur. Ô mon frère,
Tu vois, j'suis toujours sur scène,
Mais sans toi, c'est plus dur,
Un peu la galère.
Tu m'fais plus la courte échelle.
J'peux plus grimper,
Sans ta voix qui jusqu'au ciel
Pouvait monter.

Hoo, de là-haut,
Envoie-moi de tes nouvelles,
Un peu de poussière d'étoile
Du sidéral.
Hoo, mon alter ego,
As-tu rencontré l'Eternel ?
Est-ce que la Terre est plus belle
Vue d'en haut ?

On en a passé des nuits blanches à parler.
Chaque seconde avait le goût de l'éternité.
Où va l'homme, où est l'amour,
Qu'est-ce que c'est aimer ?
Maintenant tu as la réponse.

Hoo, mon alter ego,
As-tu rencontré l'Eternel ?
Est-ce que la Terre est plus belle
Vue d'en haut ?
Tu m'fais plus la courte échelle.
J'peux plus grimper,
Sans ta voix qui jusqu'au ciel
Pouvait monter.
Ta voix me donnait des ailes...
Allez, chante encore une dernière fois.

(Voix d'Arthur)
Aaaaaa oua oua ouaaah...
Encore encore cette musique dans ma tête.
Tourne tourne tourne et jamais ça s'arrête.
Qu'est-ce que c'est qu'cette musique dans ma tête ?
Ça tourne, ça tourne, ça tourne. Jamais ça s'arrête.
Qu'est-ce que c'est qu'cette musique dans ma tête ?
Ça tourne, ça tourne, ça tourne. Jamais ça s'arrête.
Tourne, ça tourne, ça tourne. Jamais ça s'arrête.

La la la la la la la la la la la la
La la la la la la la la


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MessageSujet: Re: Encore des mots toujours des mots   Ven 28 Mai 2010, 19:09

Roy Hogsed 1927

Cocaïne Blues

Early one mornin' while makin' the rounds
I took a shot of cocaine and I shot my woman down
I went right home and I went to bed I stuck that lovin' 44 beneath my head

Got up next mornin' and I grabbed that gun took a shot of cocaine and away I run
Made a good run but I run too slow they overtook me down in Juarez Mexico

Late in the hot joints takin' the pills in walked the sheriff from Jericho Hill
He said Willy Lee your name is not Jack Brown
You're the dirty hack that shot your woman down
Said yes oh yes my name is Willy Lee if you've got the warrant just aread it to me
Shot her down because she made me slow
I thought I was her daddy but she had five more

When I was arrested I was dressed in black
They put me on a train and they took me back
Had no friend for to go my bail they slapped my dried up carcass in that country jail

Early next mornin' bout a half past nine I spied the sheriff coming down the line
Talked and he coughed as he cleared his throat
He said come on you dirty heck into that district court
Into the courtroom my trial began where I was handled by twelve honest men
Just before the jury started out I saw the little judge commence to look about

In about five minutes in walked the man holding the verdict in his right hand
The verdict read in the first degree I hollered Lordy Lordy have a mercy on me

The judge he smiled as he picked up his pin 99 years in the Folsom pen
99 years underneath that ground I can't forget the day I shot that bad bitch down
Come on you've gotta listen unto me lay off that whiskey and let that cocaine be





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MessageSujet: Re: Encore des mots toujours des mots   Lun 12 Juil 2010, 07:04

Un texte d'une rare cruauté .


Je Bois

Charles Aznavour



Je bois pour oublier mes années d'infortune
Et cette vie commune
Avec toi mais si seul
Je bois pour me donner l'illusion que j'existe
Puisque trop égoïste
Pour me péter la gueule

Et je lève mon verre à nos cœurs en faillite
Nos illusions détruites
A ma fuite en avant
Et je trinque à l'enfer qui dans mon foie s'impose
En bouquet de cirrhose
Que j'arrose en buvant

Je bois au jour le jour à tes fautes, à mes fautes
Au temps que côte à côte
Il nous faut vivre encore
Je bois à nos amours ambiguës, diaboliques
Souvent tragi-comiques
Nos silences de mort

A notre union ratées, mesquine et pitoyable
A ton corps insatiable
Roulant de lit en lit
A ce serment, prêté la main sur l'Evangile
A ton ventre stérile
Qui n'eut jamais de fruit

Je bois pour échapper à ma vie insipide
Je bois jusqu'au suicide
Le dégoût la torpeur
Je bois pour m'enivrer et vomir mes principes
Libérant de mes tripes
Ce que j'ai sur le cœur

Au bonheur avorté, à moi et mes complexes
A toi, tout feu, tout sexe
A tes nombreux amants
A ma peau boursouflée, striée de couperose
Et à la ménopause
Qui te guette au tournant

Je bois aux lois bénies de la vie conjugale
Qui de peur de scandale
Poussent à faire semblant
Je bois jusqu'à la lie aux étreintes sommaires
Aux putes exemplaires
Aux froids accouplements

Au meilleur de la vie qui par lambeaux nous quitte
A cette cellulite
Dont ton corps se rempare
Au devoir accompli comme deux automates
Aux ennuis de prostate
Que j'aurais tôt ou tard

Je bois à en crever et peu à peu j'en crève
Comme ont crevé mes rêves
Quand l'amour m'a trahi
Je bois à m'en damner le foie comme une éponge
Car le mal qui me ronge
Est le mal de l'oubli

Je m'enivre surtout pour mieux noyer ma peine
Et conjurer la haine
Dont nous sommes la proie
Et le bois comme un trou qu'est en tout point semblable
A celui que le diable
Te fait creuser pour moi

Je bois mon Dieu, je bois
Un peu par habitude
Beaucoup de solitude
Et pour t'oublier toi
Et pour t'emmerder toi
Je bois, je bois



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MessageSujet: Re: Encore des mots toujours des mots   Sam 25 Sep 2010, 11:17

Ca me gonfle et me désespère d'avoir à lire ça mois après mois, année après année et quelques soient les religions...

Fatigué fatigué. - François Morel

Ils ont marqué des mots de haine
Incognito
Des croix gammées, des mots obscènes
Sur mon tombeau
Ont renversé le livre en pierre
Et l'ont cassé
Ils se sont saoulés à la bière
Et ont pissé
Tu ne peux pas imaginer
Comme ils ont ri
Quand ils se sont débarrassés
De leurs habits
Quand ils se sont, le cul à l'air,
Photographiés
Sur le mausolée de ma mère
Se sont branlés

{Refrain:}
Je suis fatigué, fatigué
J'imaginais que je pourrais
Après la vie me reposer

Des nostalgiques de la guerre
De la terreur
Ont invoqué le nom d'Hitler
Et j'ai eu peur
Je me suis dit "Ça recommence
C'est pas fini !"
J'espérais au moins le silence
Presque l'oubli
Votre président a promis,
L'air solennel
Que seront durement punis
Les criminels
C'est tous les jours que l'on écrit
"Plus jamais ça !"
Et qu'avance la barbarie
À petits pas

Je suis fatigué, fatigué
J'imaginais que je pourrais
Après la vie me reposer

Il paraît qu'il y a des gens
Ici en France
Qui osent douter maintenant
De ma souffrance
Ils expliquent, l'air dégagé
Qu'ils ne croient pas
Que des enfants sont morts gazés
À Treblinka
Quand les maîtres sont enragés
Est-ce étonnant
De voir leurs chiens encouragés
Montrer les dents ?
Ils ont marqué des mots de haine
Incognito
Des croix gammées, des mots obscènes
Sur mon tombeau

{au Refrain, x2}
Je suis fatigué, fatigué
J'imaginais que je pourrais
Après la vie me reposer

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MessageSujet: Re: Encore des mots toujours des mots   Dim 26 Sep 2010, 18:25

Je ne connaissais pas ce texte.

Merci 2Splash

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MessageSujet: Re: Encore des mots toujours des mots   Dim 26 Sep 2010, 19:25

De rien L'Anat, c'est une chanson de son album Le soir des lions
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MessageSujet: Re: Encore des mots toujours des mots   Dim 26 Sep 2010, 19:26

Je savais même pas qu'il chantait... ce type est pétri de talents !
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MessageSujet: Re: Encore des mots toujours des mots   Mer 13 Oct 2010, 07:47

un ami m'a fait cadeau d'un disque de Clem Snide trouvé au hasard,
Clem Snide que je ne connaissais pas du tout et lui non plus,
mais dessus il y a ce morceau mystérieusement intitulé : Joan Jett of Arc

on l'a écouté ensemble
et c'était très beau
même qu'on essayait de capter les paroles sans trop y parvenir


je les ai cherchées, les voici :

she'd fix me a dinner of sunflower seeds
and ready-whipped topping inhalers
and take me down South with Hall and Oats in her mouth
my first love my Joan Jett of Arc

my black heart was heavy
but her mom's Cougar was fast
as little pink houses were whistled
and it was all you can eat at the Sizzler that night
my steak burnin' Joan Jett of Arc
my steak burnin' Joan Jett of Arc

and the shopping malls and roller rinks
all dimmed their lights cicadas
and crickets were silent
and the train tracks
like stitches skidding bicycle tires
as I slipped in my Joan Jett of Arc ...

and the birds that were crushed
once had air in their bones
as oil was refined in her honor



je serais bien incapable de les traduire
mais peut-être ne faut-il pas



et Eef Barzelay (de Clem Snide) la chante ici tout seul


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MessageSujet: Re: Encore des mots toujours des mots   Sam 06 Nov 2010, 01:16

Les pianistes d'ambiance - Charlélie Couture

J'ai longtemps été fasciné par les pianistes d'ambiance.
Un type qui traîne au fond d'un grand restaurant chic ou des films américains de l'entre-deux-guerres.
Un type que personne n'écoute et qui sert surtout à camoufler ce qui se dit à la table à coté avec "style" et plus de classe qu'un Juke Box.
Celui qui fait semblant de se moquer de l'indifférence générale, et qui joue, qui joue pendant des heures.
Et la famille est fière de le citer, parce que c'est "l'artiste de la famille".
Mais une fois qu'on a dit ça , on ne sait plus trop quoi dire d'autre, et on sort des séries d'évidences, des gros lieux communs comme: "il est gentil, mais c'est comme tous les artistes: il est feignant".
C'est peut-être vrai quelquefois...
Hormis ceux qui ont reussi, alors là on dit: "vous avez dû travailler beaucoup pour en arriver là".

J'ai longtemps voulu être celui qu'on regarde avec un petit sourire plein de circonspection parce qu'on le trouve étrange: il est pas comme tout le monde...
Celui qu'on ne comprend pas bien.
Celui qu'on fait semblant de ne pas voir quand on le croise parce qu'il ne colle pas avec le décor.
Parce qu'on a peur de tout ce qu'on ne connait pas, tout ce qu'on ne comprend pas.
Parce que les étrangers qu'on préfère encore c'est les étrangers de couleur parce qu'on les repère de loin....

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MessageSujet: Re: Encore des mots toujours des mots   Jeu 11 Nov 2010, 11:59

Bashung - Au Pavillon des Lauriers

Des toges me toisent
Des érudits m'abreuvent de leurs fioles
À quoi c’est dû cette assiduité
À sillonner sans répit ma macédoine
À quoi c’est dû

Au pavillon des lauriers
Il est tard pour se demander
À quoi c'est dû ces lauriers
À quoi c’est dû ces chaluts qui n’entravent que l’océan
Au pavillon des lauriers
Il faut voir à ne célébrer
Que l'insensé
Je veux rester fou

Derrière mes paupières
Filent des régates
Mes années-lumière sont pas des lumières
Mais je veille
Sur un grain de toute beauté
Un grain de toute beauté

À quoi c’est dû
Ces attributs
À quoi c'est dû
Ce duvet pachyderme
Ces alizés camisolés
À quoi c'est dû

Au pavillon des lauriers
Il est tard pour se demander
À quoi c'est dû ces corvées
À quoi c'est dû ces résidus d'amour aveugle
Au pavillon des lauriers
Il faut croire qu’on a savonné
La liberté
Je veux rester fou

J'adresse aux rivières
Des lettres de brume
Les anniversaires j'ai l'air dans la lune
Mais je veille
Sur un grain de toute beauté
Un grain de toute beauté

À quoi c'est dû
À quoi c'est dû




Souvenir d'une hospitalisation.

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MessageSujet: Re: Encore des mots toujours des mots   Ven 12 Nov 2010, 20:51

Chinese chinese birthday party
Give me chinese birthday cake
Chinese chinese birthday party
Give me chinese birthday cake

Getting younger getting younger
Younger every da-a-ay
Getting younger getting younger
Younger every day

Gonna be a baby soon


Birthday Party - Stinky Toys 1979
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MessageSujet: Re: Encore des mots toujours des mots   Lun 06 Déc 2010, 13:31

Patrick Watson


The Great Escape

Bad day, looking for a way,
home, looking for the great escape.
Gets in his car and drives away,
far from all the things that we are.
Puts on a smile and breathes it in
and breathes it out, he says,
bye bye bye to all of the noise.
Oh, he says, bye bye bye to all of the noise.

Doo doo doo doo doo noo noo
Doo doo doo doo doo noo noo noo noo
Doo doo doo doo doo doo doo
Doo doo doo doo doo doo noo noo noo

Hey child, things are looking down.
That’s okay, you don’t need to win anyways.
Don’t be afraid, just eat up all the gray
and it will fade all away.
Don’t let yourself fall down.

Doo doo doo doo doo noo noo
Doo doo doo doo doo noo noo noo noo
Doo doo doo doo doo doo doo
Doo doo doo doo doo doo noo noo noo

Bad day, looking for the great escape.
He says, bad day, looking for the great escape.
On a bad day, looking for the great escape,
the great escape.


[youtube]Bad day, looking for a way,
home, looking for the great escape.
Gets in his car and drives away,
far from all the things that we are.
Puts on a smile and breathes it in
and breathes it out, he says,
bye bye bye to all of the noise.
Oh, he says, bye bye bye to all of the noise.

Doo doo doo doo doo noo noo
Doo doo doo doo doo noo noo noo noo
Doo doo doo doo doo doo doo
Doo doo doo doo doo doo noo noo noo

Hey child, things are looking down.
That’s okay, you don’t need to win anyways.
Don’t be afraid, just eat up all the gray
and it will fade all away.
Don’t let yourself fall down.

Doo doo doo doo doo noo noo
Doo doo doo doo doo noo noo noo noo
Doo doo doo doo doo doo doo
Doo doo doo doo doo doo noo noo noo

Bad day, looking for the great escape.
He says, bad day, looking for the great escape.
On a bad day, looking for the great escape,
the great escape.


[youtube]Bad day, looking for a way,
home, looking for the great escape.
Gets in his car and drives away,
far from all the things that we are.
Puts on a smile and breathes it in
and breathes it out, he says,
bye bye bye to all of the noise.
Oh, he says, bye bye bye to all of the noise.

Doo doo doo doo doo noo noo
Doo doo doo doo doo noo noo noo noo
Doo doo doo doo doo doo doo
Doo doo doo doo doo doo noo noo noo

Hey child, things are looking down.
That’s okay, you don’t need to win anyways.
Don’t be afraid, just eat up all the gray
and it will fade all away.
Don’t let yourself fall down.

Doo doo doo doo doo noo noo
Doo doo doo doo doo noo noo noo noo
Doo doo doo doo doo doo doo
Doo doo doo doo doo doo noo noo noo

Bad day, looking for the great escape.
He says, bad day, looking for the great escape.
On a bad day, looking for the great escape,
the great escape.



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MessageSujet: Re: Encore des mots toujours des mots   Jeu 09 Déc 2010, 20:35

Cette chanson me touche particulièrement,je ne sais pas pourquoi .

Francis Cabrel

Hors-saison

C'est le silence
Qui se remarque le plus
Les volets roulants tous descendus
De l'herbe ancienne
Dans les bacs à fleurs
Sur les balcons
On doit être hors-saison

La mer quand même
Dans ses rouleaux continue
Son même thème
Sa chanson vide et têtue
Pour quelques ombres perdues
Sous des capuchons
On doit être hors-saison

Le vent transperce
Ces trop longues avenues
Quelqu'un cherche une adresse inconnue
Et le courrier déborde
Au seuil des pavillons
On doit être hors-saison

Une ville se fâne
Dans les brouillards salés
La colère océane est trop près
Les tourments la condamnent
Aux écrans de fumée
Personne ne s'éloigne du quai

On pourrait tout prendre
Les murs, les jardins, les rues
On pourrait mettre
Aux boîtes aux lettres nos prénoms dessus
Ou bien peut-être un jour
Les gens reviendront
On doit être hors-saison

La mer quand même
Dans ses rouleaux continue
Son même thème
Sa chanson vide "où es-tu ?"
Tout mon courrier déborde
Au seuil de ton pavillon
On doit être hors-saison...

Une ville se fâne
Dans les brouillards salés
La colère océane est trop près
Les tourments la condamnent
Aux écrans de fumée
Personne ne s'éloigne du quai



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MessageSujet: Re: Encore des mots toujours des mots   Jeu 09 Déc 2010, 20:39

C'est mimi. Ça m'évoque un film de Blier (Bertrand) où Depardieu aurait un peu trop forcé sur les pruneaux.
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MessageSujet: Re: Encore des mots toujours des mots   

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