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 Encore des mots toujours des mots

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big'
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MessageSujet: Re: Encore des mots toujours des mots   Lun 20 Déc 2010, 06:09

Jacques Brel
LA CHANSON DE JACKY
1966


Même si un jour à Knocke-le-Zoute
Je deviens comme je le redoute
Chanteur pour femmes finissantes
Même si je leur chante "Mi Corazon"
Avec la voix bandonéante
D'un Argentin de Carcassonne
Même si on m'appelle Antonio
Que je brûle mes derniers feux
En échange de quelques cadeaux
Madame je fais ce que je peux
Même si je me saoule à l'hydromel
Pour mieux parler de virilité
A des mémères décorées
Comme des arbres de Noël
Je sais que dans ma saoulographie
Chaque nuit pour des éléphants roses
Je chanterai la chanson morose
Celle du temps où je m'appelais Jacky

Être une heure une heure seulement
Être une heure une heure quelquefois
Être une heure rien qu'une heure durant
Beau beau beau et con à la fois

Même si un jour à Macao
Je deviens gouverneur de tripot
Cerclé de femmes languissantes
Même si lassé d'être chanteur
J'y sois devenu maître chanteur
Et que ce soit les autres qui chantent
Même si on m'appelle le beau Serge
Que je vende des bateaux d'opium
Du whisky de Clermont-Ferrand
De vrais pédés de fausses vierges
Que j'aie une banque à chaque doigt
Et un doigt dans chaque pays
Et que chaque pays soit à moi
Je sais quand même que chaque nuit
Tout seul au fond de ma fumerie
Pour un public de vieux Chinois
Je rechanterai ma chanson à moi
Celle du temps où je m'appelais Jacky

Être une heure une heure seulement
Être une heure une heure quelquefois
Être une heure rien qu'une heure durant
Beau beau beau et con à la fois

Même si un jour au paradis
Je deviens comme j'en serais surpris
Chanteur pour femmes à ailes blanches
Même si je leur chante alléluia
En regrettant le temps d'en bas
Où c'est pas tous les jours dimanche
Même si on m'appelle Dieu le Père
Celui qui est dans l'annuaire
Entre Dieulefit et Dieu vous garde
Même si je me laisse pousser la barbe
Même si toujours trop bonne pomme
Je me crève le coeur et le pur esprit
A vouloir consoler les hommes
Je sais quand même que chaque nuit
J'entendrai dans mon paradis
Les anges les saints et Lucifer
Me chanter la chanson de naguère
Celle du temps où je m'appelais Jacky.

Être une heure une heure seulement
Être une heure une heure quelquefois
Être une heure rien qu'une heure durant
Beau beau beau et con à la fois




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MessageSujet: Re: Encore des mots toujours des mots   Jeu 23 Déc 2010, 00:19

Entrez dans le rêve - Gérard Manset, 1984

Ramenez le drap sur vos yeux et
Entrez dans le rêve,
Reprendre la vie des autres où on l'a laissée
Quand le jour s'achève.
Voir les couleurs, voir les formes,
Enfin marcher pendant que les autres dorment,
Voir les couleurs, voir les formes.
Les villes sont des villes bordées de nuit
Et peuplées d'animaux qui marchent sans bruit,
Toujours dans votre dos, la peur vous suit.
Toujours dans votre dos, la peur...

Ramenez le drap sur vos yeux,
Entrez dans le rêve.
Allumez l'écran merveilleux
Quand le jour s'achève.
Retrouver l'amour blessé,
Au fond du tiroir où on l'avait laissé,
Retrouver l'amour blessé.
Découper le monde à coup de rasoir
Pour voir au coeur du fruit le noyau noir.
La vie n'est pas la vie de ce qu'on nous fait croire,
La vie n'est pas la vie...

Puisque la vie n'est pas ce qu'on nous fait croire,
Mieux vaut le drap du désespoir,
Alors:

Ramenez le drap sur vos yeux,
Entrez dans le rêve,
Reprendre la vie des autres où on l'a laissée
Quand le jour s'achève.
Retrouver l'amour blessé,
Celui qu'on avait jamais pu vraiment laissé,
Retrouver l'amour blessé...
Découper le monde à coup de rasoir
Pour voir au coeur du fruit le noyau noir,
Pour voir au coeur du fruit le noyau noir...
La vie n'est pas la vie...
La vie n'est pas ce qu'on nous fait croire,
Mieux vaut le drap du désespoir,
Puisque la vie n'est pas ce qu'on nous fait croire,
Mieux vaut le drap du désespoir,
Alors:

Ramenez le drap sur vos yeux,
Entrez dans le rêve,
Allumez l'écran merveilleux
Quand le jour s'achève...

Entrez dans le rêve...

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MessageSujet: Re: Encore des mots toujours des mots   Jeu 10 Mar 2011, 07:15

Serge Gainsbourg L'eau à la bouche 1960


Ecoute ma voix écoute ma prière
Ecoute mon cœur qui bat laisse-toi faire
Je t'en pris ne sois pas farouche
Quand me viens l'eau à la bouche

Je te veux confiante je te sens captive
Je te veux docile je te sens craintive
Je t'en prie ne sois pas farouche
Quand me viens l'eau à la bouche

Laisse toi au gré du courant
Porter dans le lit du torrent
Et dans le miensi tu veux bien
Quittons la rive
Partons à la dérive

Je te prendrais doucement et sans contrainte
De quoi as-tu peur allons n'aie nulle crainte
Je t'en prie ne sois pas farouche
Quand me viens l'eau à la bouche

Cette nuit près de moi tu viendras t'étendre
Oui je serai calme je saurai t'attendre
Et pour que tu ne t'effarouches
Vois je ne prend que ta bouche



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MessageSujet: Re: Encore des mots toujours des mots   Dim 03 Avr 2011, 19:25

Le Sirop De La Rue - Renaud


La boule à zéro
Et la morve au nez
On n'était pas beau
Mais on s'en foutait
Le mercurochrome
Sur nos genoux pointus
C'était nos diplômes
D'l'école de la rue
Le seul vrai enfer
Qu'on avait sur terre
Il était dans l'ciel
De nos pauvres marelles
On avait dix ans
Pis on ignorait
Qu'un jour on s'rait grands
Pis qu'on mourirait

L'eau des caniveaux
Nous f'sait des rivières
Où tous nos bateaux
Naviguaient pépère
Aujourd'hui les moineaux
Evitez d'tomber
Le nez dans l'ruisseau
La gueule sur l'pavé
A moins d'pas trop craindre
Les capotes usées
Et les vieilles seringues
Et les rats crevés

L'été sur les plages
C'tait l'débarquement
J'tais les GI's
T'étais les Allemands
Pistolet à flèches
Carabine en bois
Et ma canne à pêche
C'tait un bazooka
Dans les vieux blockhaus
On f'sait notre Q.G.
C'était bien craignoss'
Qu'est-c'que ça chlinguait
Les filles v'naient jamais
Parc'qu'elles craignaient qu'on
Veuille les tripoter
Elles avaient raison

Quand tu ramassais
Un gros coquillage
Eh ben t'entendais
La mer, l'vent du large
Aujourd'hui t'as qu'une
Symphonie d'4x4
Qui vont dans les dunes
Comme a Ouarzazate
Le son des tocards
Réchappés hélas
Du Paris-Dakar
Du rallye d'l'Atlas

On était inscrits
Pour tout l'moi d'juillet
A des cours de gym
Et au club Mickey
En c'temps là Disney
Faisait pas les poches
Ni les porte-monnaie
A des millions d'mioches
C'était l'Figaro
Qui organisaient
L'concours de châteaux
De sable que j'gagnais
Aujourd'hui c'journal
Est l'ami des enfants
Au Front National
Et au Vatican

Quand t'allais t'baquer
Tu t'buvais peinard
Un tasse d'eau salée
Pas une marée noire
Creusant l'sable blond
Tu ram'nais des coques
Pas des champignons
Ni des gonocoques
Dans les bouteilles vides
Y avait de messages
Pas des pesticides
D'un dernier naufrage

L'jour où j'mourirais
Puisque c'est écrit
Qu'après l'enfance c'est
Quasiment fini
Devant l'autr'charlot
J'espère arriver
La boule à zéro
Et la morve au nez
Du mercurochrome
Sur mes genoux pointus
Qu'y connaisse l'arôme
Du sirop d'la rue

Lui qu'a eu tant d'mômes
Et qui les a perdus


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MessageSujet: Re: Encore des mots toujours des mots   Mar 05 Avr 2011, 18:41

LE CONDAMNE A MORT Jean Genet

Sur mon cou sans armure et sans haine, mon cou
Que ma main plus légère et grave qu’une veuve
Effleure sous mon col, sans que ton cœur s’émeuve,
Laisse tes dents poser leur sourire de loup.

Ô viens mon beau soleil, ô viens ma nuit d’Espagne,
Arrive dans mes yeux qui seront morts demain.
Arrive, ouvre ma porte, apporte-moi ta main,
Mène-moi loin d’ici battre notre campagne.

Le ciel peut s’éveiller, les étoiles fleurir,
Ni les fleurs soupirer, et des prés l’herbe noire
Accueillir la rosée où le matin va boire,
Le clocher peut sonner : moi seul je vais mourir.

Ô viens mon ciel de rose, ô ma corbeille blonde !
Visite dans sa nuit ton condamné à mort.
Arrache-toi la chair, tue, escalade, mords,
Mais viens ! Pose ta joue contre ma tête ronde.

Nous n’avions pas fini de nous parler d’amour.
Nous n’avions pas fini de fumer nos gitanes.
On peut se demander pourquoi les cours condamnent
Un assassin si beau qu’il fait pâlir le jour.

Amour viens sur ma bouche ! Amour ouvre tes portes !
Traverse les couloirs, descends, marche léger,
Vole dans l’escalier, plus souple qu’un berger,
Plus soutenu par l’air qu’un vol de feuilles mortes.

Ô Traverse les murs ; s’il le faut marche au bord
Des toits, des océans ; couvre-toi de lumière,
Use de la menace, use de la prière,
Mais viens, ô ma frégate, une heure avant ma mort.



Mis en musique par Hélène Martin


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MessageSujet: Re: Encore des mots toujours des mots   Jeu 14 Avr 2011, 14:30

Toujours dans la joie et la gaité, Lettre à Kissinger de Julos Beaucarne,à propos de Victor Jara.



Lettre à Kissinger

j'veux te raconter Kissinger
l'histoire d'un de mes amis
son nom ne te dira rien il était chanteur au Chili

ça se passait dans un grand stade
on avait amené une table
mon ami qui s'appelait Jara
fut amené tout près de là

on lui fit mettre la main gauche
sur la table et un officier
d'un seul coup avec une hache
les doigts de la gauche a tranché

d'un autre coup il sectionna
les doigts de la dextre et Jara
tomba tout song sang giclait
6000 prisonniers criaient

l'officier déposa la hache
il s'appelait p't'être Kissinger
il piétina Victor Jara
chante dit-il tu es moins fier

levant les mains vides des doigts
qui pinçaient hier la guitare
Jara se releva doucement
faisons plaisir au commandant

il entonna l'hymne de l'U
de l'unité populaire
repris par les 6000 voix
des prisonniers de cet enfer

une rafale de mitraillette
abattit alors mon ami
celui qui a pointé son arme
s'appelait peut-être Kissinger

Cette histoire que j'ai racontée
Kissinger ne se passait pas
en 42 mais hier
en septembre septante trois



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MessageSujet: Re: Encore des mots toujours des mots   Dim 24 Avr 2011, 19:40

La Noyée - Serge gainsbourg


Tu t'en vas à la dérive
Sur la rivière du souvenir
Et moi, courant sur la rive,
Je te crie de revenir
Mais, lentement, tu t'éloignes
Et dans ma course éperdue,
Peu à peu, je te regagne
Un peu de terrain perdu.

De temps en temps, tu t'enfonces
Dans le liquide mouvant
Ou bien, frôlant quelques ronces,
Tu hésites et tu m'attends
En te cachant la figure
Dans ta robe retroussée,
De peur que ne te défigurent
Et la honte et les regrets.

Tu n'es plus qu'une pauvre épave,
Chienne crevée au fil de l'eau
Mais je reste ton esclave
Et plonge dans le ruisseau
Quand le souvenir s'arrête
Et l'océan de l'oubli,
Brisant nos cœurs et nos têtes,
A jamais, nous réunit



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MessageSujet: Re: Encore des mots toujours des mots   Jeu 05 Mai 2011, 07:24

Mahler - Catherine Ringer

Ta chère odeur a disparu
bien que mon âme ait retenu
bien que mon âme ait ton parfum
et tu me tiens
Si tu n'étais pas mort
je serais avec toi
on marcherait dehors
et puis
on rentrerait
si tu étais vivant
on serais biens ensemble
on irait de l'avant
c'est beau comme on s'aimerait
oui c'est bien toi au fond de moi
encore toi
qui me fait rire là
ton regard est dans mes yeux
oui c'est ta flamme
et je suis là



Mahler

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MessageSujet: Re: Encore des mots toujours des mots   Sam 07 Mai 2011, 20:45

Tant qu'il y aura des étoiles

Tant qu'il y aura des étoiles
Sous la voûte des cieux
Y aura dans la nuit sans voiles
Du bonheur pour les gueux
Nous les gars sans fortune
Nous avons nos baisers
Seul un rayon, de lune
Vaut le plus beau décor
Ici à la belle étoile
Nous s'rons toujours heureux
Tant qu'il y aura des étoiles
Sous la voûte des cieux


On est des clochards, on n'a pas d'abri,
On vit dans les rues sans fin
On a l' ventre vid', le coeur tout meurtri
Et l'on meurt de froid et de faim
Mais nous avons nos richesses malgré tout
Le vent du soir, le printemps si doux
Tout ça c'est pour nous






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MessageSujet: Re: Encore des mots toujours des mots   Sam 14 Mai 2011, 22:13

Elégie à un rat de cave -- Brassens et Les Petits Français

Personne n'aurait cru ce cave
Prophétisant que par malheur
Mon pauvre petit rat de cave
Tu débarquerais avant l'heure
Tu n'étais pas du genre qui vire
De bord et tous on le savait
Du genre à quitter le navire
Et tu es la premièr' qui l'aies fait

Maintenant m'amie qu'on te séquestre
Au sein des cieux
Que je m'déguise en chanteur d'orchestre
Pour tes beaux yeux
En partant m'amie je te l'assure
Tu as fichu le noir au fond de nous
Quoiqu'on n'ait pas mis de crêpe sur
Nos putains de binious
On n'm'a jamais vu, faut que tu l'notes
C'est une primeur
Faire un b?uf avec des croque-notes
C'est en ton honneur
Sache aussi qu'en écoutant Bechet
Foll' gamberge, on voit la nuit tombée
Ton fantôme qui sautille en cachette
Rue du Vieux Colombier
Ton fantôme qui sautille en cachette
Rue du Vieux Colombier

Sans aucun "au revoir mes frères"
Mais on n't'en veut pas pour autant
Mine de rien tu est allée faire
Ton trou dans les neiges d'antan
Désormais, c'est pas des salades
Parmi Flora, Jeanne, Thaïs
J'inclus ton nom à la ballade
Des belles dam's du temps jadis

Maintenant m'amie qu'ta place est faite
Chez les gentils
Qu'tu as r'trouvé pour l'éternelle fête
Papa Zutty
Chauff' la place à tous les vieux potaches
Machin, Chose, et Luter et Longnon
Et ce gras du bide de Moustache
Tes fidèl's compagnons
S'il est brave, pourquoi que Dieu le père
Là-haut ferait
Quelque différence entre Saint-Pierre
Et Saint-Germain-des-Prés
De tout coeur on espère que dans ce
Paradis miséricordieux
Brill'nt pour toi des lendemains qui dansent
Où y a pas de bon Dieu
Brill'nt pour toi des lendemains qui dansent
Où y a pas de bon Dieu

http://www.wat.tv/audio/01-elegie-rat-cave-r8op_2jkvh_.html

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MessageSujet: Re: Encore des mots toujours des mots   Jeu 09 Juin 2011, 19:55

THE BALLAD OF JAMES LARKIN
(Donagh MacDonagh)





In Dublin City in 1913 the boss was rich and the poor were slaves
The women working, the children starving, then on came Larkin like a mighty wave
The workmen cringed when the boss man thundered, seventy hours was his weekly chore
He asked for little and less was granted, lest gettin' little, then he'd ask for more


But on came Larkin in 1913, a mighty man with a mighty tongue
The voice of labor, the voice of justice, and he was gifted and he was young
God sent Larkin in 1913, a labor man with a union tongue
He raised the workers and gave them courage; he was their hero, the worker's son


It was in August the boss man told us, no union man for him could work
We stood by Larkin and told the boss man, we'd fight or die, but we would not shirk
Eight months we fought and eight months we starved; we stood by Larkin through thick and thin
But food less homes and the crying of children, they broke our hearts, we could not win


When Larkin left us we seemed defeated. The night was black for the working man,
But on came Connolly with hope and counsel. His motto was that we'd rise again
In 1916 in Dublin city, the English soldiers they burnt our town
They shelled the buildings, and shot our leaders; the harp was buried beneath the crown


They shot McDermott and Pearse and Plunkett; they shot McDonagh and Clarke the brave.
From bleak Kilmainham the took their bodies to Arbour Hill to a quicklime game
But last of all of the seven leaders I sing the praise of James Connolly
The voice of labor, the voice of justice, he gave his life that men might be free.



Christy Moore

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MessageSujet: Re: Encore des mots toujours des mots   Ven 10 Juin 2011, 19:15

Inconnu pour ma pomme ,la chanson et le chanteur !

Je suis allé me renseigner et suis pas beaucoup plus cultivé ...

PY,des détails ?

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MessageSujet: Re: Encore des mots toujours des mots   Sam 11 Juin 2011, 05:53

Christy Moore est un membre du célèbre groupe irlandais Planxty puis a poursuivi sa carrière en solo. C'est un chanteur très populaire dans le pays du trèfle.
Cette chanson rend hommage à James Larkin (21 Janvier 1876 – 30 Janvier 1947), leader socialiste, qui a créé un syndicats de travailleurs à Dublin puis a émigré aux states.

Un peu plus sur Larkin; ici

et sur Christy Moore; ici

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MessageSujet: Re: Encore des mots toujours des mots   Sam 11 Juin 2011, 07:52

Merci mon gars !

Wink

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MessageSujet: Re: Encore des mots toujours des mots   Sam 11 Juin 2011, 10:39

De rien, mon vieux ! Cool

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MessageSujet: Re: Encore des mots toujours des mots   Sam 25 Juin 2011, 22:34

Chanson de Lluis Llach ayant plus de 30 ans mais qui, avec les "convulsions internationales", reste toujours autant d'actualité...
(la version française est sous la vidéo)

Somniem (Nous rêvons) - Lluis LLach, 1979

SOMNIEU.
És clar que sí, somniem constantment.
ESPEREU MASSA.
És clar que sí, ham après a esperar i ho esperem tot.
VOLEU MASSA.
És clar que sí, volem massa, més, tot, àvidament.
TENIU MASSA PRESSA.
Sí, és clar que sí, caminar, arribar, recomençar, tenim pressa, molta pressa.

SOMNIEU.
Sí inevitablement, el somni d’avui com possibilitat del demà.
ESPEREU MASSA.
És clar que sí, i no ens fa cap vergonya ésser esclaus de l’esperança.
VOLEU MASSA.
És clar que sí, és el nostre dret rabiós, i encara més el nostre deure.
EXIGIU.
És clar que sí, apassionadament o amb tristesa.

I tanmateix,
i tanmateix, millor així,
millor un poble que es mou,
encara que, a vegades, precipitat,
encara que, a vegades, massa prudent,
encara que, a vegades, brut, baix, rastrer,
encara que, a vegades, sublim,
millor així, amb tota la seva condició humana, estranya i senzilla;
millor així, que no un ramat de xais sotmès al càlcul dels ordenadors d’interessos.
Per això, que ningú no s’avergonyeixi de dir, que ningú no s’avergonyeixi de cridar:
somniem, sí, constantment, somniem sense límits en els somnis,
somniem fins l’inimaginable.
Somniem sempre,
i ho esperem tot, hem après l’art d’esperar, aquest art d’esperar
en nits interminables d’impotència; sabem esperar i ho esperem tot, tot,
i ho volem tot, volem l’impossible per a arribar al possible,
volem el possible per a arribar a l’impossible;
millor així, amb tota la seva condició humana, estranya i senzilla;
millor així, que no un ramat de xais sotmesos al càlcul dels ordenadors d’interessos;
per això, si mai ens diuen, si mai ens gosen dir...

SOMNIEU.
És clar que sí! constantment, somniem sempre.
Si en dieu: ESPEREU MASSA.
És clar que sí, hem après a esperar, i ho esperem tot.
Si ens dieu: VOLEU MASSA.
És clar que sí, volem massa, més i tot, àvidament.
Si ens dieu: TENIU MASSA PRESSA.
És clar que sí, caminar, arribar, recomençar, sí, tenim pressa.



NOUS REVONS

VOUS REVEZ,
Oui, bien sûr, nous rêvons toujours sans cesse,
VOUS ESPEREZ TROP
oui, bien sûr, nous avons appris à espérer et nous espérons tout.
VOUS EN VOULEZ TROP
Oui, bien sûr, nous en voulons trop, plus encore: nous voulons tout.
VOUS ETES TROP PRESSÉS
Oui, bien sûr, avancer, arriver, recommencer.

VOUS REVEZ
Oui, inévitablement, le rêve d'aujourd'hui promesse du lendemain,
VOUS ESPEREZ TROP
Oui, bien sûr, et sans honte d'être esclaves de l'espérance.
VOUS EN VOULEZ TROP
Oui, bien sûr, c'est notre droit rageur, plus encore: notre devoir.
VOUS EXIGEZ
Oui, bien sûr, avec passion ou avec tristesse,

et de toutes façons,
de toutes façons c'est mieux ainsi,
mieux vaut un peuple qui bouge
même s'il est parfois irréfléchi
même s'il est parfois trop prudent,
même s'il est parfois bas, sale, vil,
c'est mieux ainsi, de toute sa condition humaine, simple et étrange,
cela vaut mieux qu'un troupeau de moutons soumis aux calculateurs d'intérêts,
c'est pourquoi personne ne doit avoir honte de dire, honte de crier:
NOUS REVONS, oui,
Nous rêvons sans cesse, sans limite à notre rêve, nous rêvons jusqu'à l'inimaginable.
Nous rêvons toujours,
et nous espérons tout, nous avons appris l'art d'attendre,
l'art d'espérer en d'interminables nuits d'impuissance, nous savons espérer et nous espérons tout, tout,
et nous voulons tout,
nous voulons l'impossible pour atteindre le possible,
nous voulons le possible pour atteindre l'impossible,
c'est mieux ainsi, vous le savez tous,
même si parfois nous sommes irréfléchis,
même si parfois nous sommes bas, sales, vils,
c'est mieux ainsi de toute notre condition humaine, simple et étrange,
cela vaut mieux qu'un troupeau de moutons soumis aux calculateurs d'intérêts,
c'est pourquoi si l'on ose un jour nous dire:

VOUS REVEZ
Oui, bien sûr, nous rêvons toujours, sans cesse.
Si l'on nous dit: VOUS ESPEREZ TROP
Oui bien sûr, nous avons appris à espérer et nous espérons tout.
Si l'on nous dit: VOUS EN VOULEZ TROP
Oui, bien sûr, nous en voulons trop, plus encore, nous voulons tout.
Si l'on nous dit: VOUS ÊTES TROP PRESSES
Oui, bien sûr, avancer, arriver, recommencer, oui, nous sommes pressés.

et une version vidéo originale:

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L'Anat'
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MessageSujet: Re: Encore des mots toujours des mots   Dim 26 Juin 2011, 07:53

Lluis Llach,des souvenirs des cours d'espagnol avec L'estaca (Le pieu ).



Chantée à travers le monde en toute les langues,symbole du combat des hommes pour la liberté.

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arnochoul
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MessageSujet: Re: Encore des mots toujours des mots   Dim 26 Juin 2011, 19:31

C'est vrai que pour les hommes combatifs, c'est bien trouvé comme titre. pig
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AraokAtao
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MessageSujet: Re: Encore des mots toujours des mots   Dim 03 Juil 2011, 23:08

Je Vous Aime:
Pour ce rien cet impondérable
Qui fait qu'on croit à l'incroyable
Au premier regard échangé
Pour cet instant de trouble étrange
Où l'on entend rire les anges
Avant même de se toucher
Pour cette robe que l'on frôle
Ce châle quittant vos épaules
En haut des marches d'escalier

Je vous aime
Je vous aime

Pour la lampe déjà éteinte
Et la première de vos plaintes
La porte à peine refermée
Pour vos dessous qui s'éparpillent
Comme des grappes de jonquilles
Aux quatre coins du lit semés
Pour vos yeux de vague mourante
Et ce désir qui s'impatiente
Aux pointes de vos seins levés

Je vous aime
Je vous aime

Pour vos toisons de ronces douces
Qui me retiennent me repoussent
Quand mes lèvres vont s'y noyer
Pour vos paroles démesure
La source le chant la blessure
De votre corps écartelé
Pour vos reins de houle profonde
Pour ce plaisir qui vous inonde
En long sanglots inachevés

Je vous aime
Je vous aime


qu'est ce que c'est beau.....
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L'Anat'
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MessageSujet: Re: Encore des mots toujours des mots   Lun 04 Juil 2011, 12:33

C'est de Ferrat ?

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AraokAtao
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MessageSujet: Re: Encore des mots toujours des mots   Lun 04 Juil 2011, 21:50

Oui et un de ses plus beaux textes ....tellement bien construit en plus.... ça me chamboule à chaque écoute....
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arnochoul
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MessageSujet: Re: Encore des mots toujours des mots   Sam 16 Juil 2011, 13:55

Serge Gainsbourg - Evguénie Sokolov

La flemme de repomper les paroles...





edit modo : la dernière fois que je te donne un coup de main. Je ne sais pas si entretenir ta flemme, c'est te rendre service...
Cà rime avec galette-saucisse.


Ci-dessous une traduction libre.

"Mets ton masque à gaz Sokolov
Que tes fermentations anaérobies
Fassent éclater les tubas de ta renommée
Et que les vents irrépressibles
Transforment abscisses et ordonnées
En de sublimes anamorphoses"
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arnochoul
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MessageSujet: Re: Encore des mots toujours des mots   Sam 16 Juil 2011, 21:52

Je savais que cette chanson avait sa place ici. Les paroles, je ne les écoute jamais. Défaut de bassiste.

Merci au libre esprit qui en a traduit le contenu... jaune sur pourpre.
Question


ps: Classe la modération, dans le coin. Ça vole un peu plus haut que la choucroute/despé.
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MessageSujet: Re: Encore des mots toujours des mots   Sam 16 Juil 2011, 22:02

Des fois, je ferme les yeux et je pense que j'aurais pu ne jamais vous connaître... ça fout un peu le vertige, quand même
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MessageSujet: Re: Encore des mots toujours des mots   Dim 17 Juil 2011, 06:10




rofl


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