Après mon topic hardcore, mon côté guimauve reprend le dessus.
J'aimerais vous entreprendre sur l'une des plus belles voix des sixties, le Jacques Brel américain, Mister Scott Walker.
Scott Walker, de son vrai nom Scott Engel devient le chanteur des Walker Brothers en 1964. Leur pop orchestrale les positionne comme de sérieux concurrents des Beatles aux USA mais aussi en Europe.
De 1964 à 1967, les Walker Brothers enchainent les hits tout au long de leurs trois albums.
Make it easy on yourself (1965)
The sun ain't gonna shine (Anymore) (1966)
En 1967, fin des Walker Brothers. Scott Walker effectue un séjour au sein de la Quarr Abbey, sur l'ïle de Wight. Il y étudie le chant grégorien, s'immerge dans la musique classique et contemporaine et réalise ensuite son premier album,
"Scott".

Un véritable auteur-compositeur se dévoile, ses chansons paraissent hantées, les orchestrations sont grandioses et sa voix grave et chaude rendra fou de jalousie un jeune dandy nommé David Bowie.
Tout d'abord, le glaçant My death
Montague terrace (In blue), un morceau qui me file des frissons à chaque fois
Scott 2, en 1968, est émaillé de deux covers de Brel, "Jacquie" et "Next" (Au suivant). Un immense travail est réalisé sur les textes pour coller à l'esprit des chansons du Grand Jacques.

Jacquie
Plastic palace people et sa structure labyrinthique...
Scott 3 (Vous remarquerez le caractère très novateur des titres d'album

) voit le jour en 1969 et sera le dernier album de Scott Walker à rentrer dans le Top Ten anglais.

Copenhagen
Big Louise, la ballade écrite par Scott Walker sur une prostituée (Qquelques années d'avance sur Lou Reed et son célèbre Walk on the wild side).
Enfin, en 1969, sort
Scott 4, l'album le plus personnel et le plus abouti de Scott Walker. Un véritable chef-d'oeuvre qui signifiera aussi le déclin de l'artiste, l'album faisant un flop commercial monumental.

Le côté orchestral est mis en retrait et l'artiste se découvre, écorché vif sur des arrangements beaucoup plus discrets mais d'une force jamais atteinte, paradoxalement.
Angel of ashes, beau à en chialer.
The old man's back again, diatribe contre le régime stalinien et le Petit père du peuple lui même. (Put**,, ce son de basse

)
The seventh seal, composé par Scott Walker suite à son visionnage du film de Bergman...
Le fragile et frèle Boy child
Suite à cela, Scott Walker reviendra dans différentes réunions des Walker Brothers et réalisera quelques albums dans les années 80 et 90, encensés par la critique mais boudé par le public...
Pour finir, Gary Walker, batteur de son état, suite au split des frangins, fera un sublime album psychédélique en 1968 sous le nom de Gary Walker & The Rain.
Pour conclure, un petit Magazine Woman qui fleure bon Carnaby Street et le Swingin' London