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 YES : YES (1969)

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Nowhere Man

Nowhere Man

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MessageSujet: YES : YES (1969)   YES : YES (1969) I_icon_minitimeLun 09 Déc 2013, 13:48

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C'éait un temps que les moins de cinquante, soixante ou...cochez la case ad-hoc pour les plus audacieux, ne peuvent avoir connu .

Un temps pour ce jeune groupe de tous les possibles, bien avant les épopées cosmiques, les guitares à trois manches, le Moog en mille feuilles supplément chantilly, les fringues de trapézistes et la pyrotechnie instrumentale.

Bien avant de devenir l'un des fers de lance d'une école qui fera rire les punks, YES n'était qu'un de ces nombreux groupes de la bouillonannte scène londonienne des finissantes 60's , tentant bien que mal d'émerger dans un maelström Pop, Britih blues boom, Folk  etc où les plus pugnaces assureront, même s'ils ne le savent pas encore, une quasi rente à vie.

Mis en lumière en assurant aux côtés de Taste de Rory Gallagher l'ouverture des concerts d'adieu de Cream au Royal Albert Hall, il devint vite l'incarnation d'un radical changement dans la Pop avec, comme Pink Floyd, la suprématie grandissante de l'album (l'oeuvre ?) sur le single qui sent trop le juke-box et la pinte tiède.
Enfants naturels des Beatles ils vont avec d'autres s'engouffrer dans la brêche ouverte par Sergent Pepper, explorer de nouvelles voies et donner, souvent à leurs corps défendants, naissance au Prog' Rock.

Ce Rock Progressif, comme un genre parfaitement autarcique, tournant volontairement le dos au Blues des origines, auto-satisfait, virtuose jusqu'à la stérile vanité, vite devenu sa propre caricature avec ses concepts doubles voire triples albums où Tolkien, Bach,Moussorgski (étonnement prénommé Modeste) ou encore Boucle d'Or et les trois Ours serviront d'oiseux prétextes pour parfois le très bon et souvent le pire .
Pour un Crimson, un Yes, combien d'Emerson Lake & Palmer (ELP), de BJH (Barclay James Harvest Aaaaargh!) ?

Toutefois lorsque sort ce premier album on n'en est heureusement pas encore là.
1969 année riche pour les vrais-faux débutants (Led Zeppelin, Stooges, CSN...) ou confirmés ("Let it Bleed", "Abbey Road", "Tommy"...), dur dans ces fastes conditions de sortie la tête hors de l'eau moins de quinze années après "That's allright Mamma", autant dater ceci par un géologue.
Mais Yes a plusieurs solides atouts dans son manche, à commencer par la basse rugueuse et serpentine de Chris Squire le co-fondateur, l'électricité querelleuse de Peter Banks, le drumming jazzy de Bill bruford soulignés par l'orgue invasif de Tony Kaye.
Jon anderson vient y poser sa voix étrange et voilée sans encore tutoyer l'aiguë souvent crispante qui deviendra son ADN.

YES, comme la Grande Affirmation, glissé dans une pochette Pop Art digne de Lichtenstein, est une belle et courte collection de Pop psyché, sous influence Nice ( ou Vanilla Fudge voire Deep Purple première manière), aux solides compositions et aux reprises, rares dans un genre plutôt étanche (Beatles, Byrds et sur le second album Richie Havens & Buffalo Springfield).

L'enthousiasme et la fougue juvénile sont de la partie ("Beyond & before", "Looking around") tout comme la douceur ("Yesterday & today", "Sweetness" le bien nommé) et déjà les ébauches de fresques ambitieuses ("Harold Land", "Survival") qui annoncent les futures quêtes mystiques de "Close to the Edge" jusqu'à l'auto-destructeur point de non retour "Relayer" avant l'insipide FM et les incessants line-ups .



..."No matter where you go, you're going to find, you won't see me in front but you can't leave me behind..."

YES : YES (1969) Yes-ba10

Magistral coup d'essai qui à contrario de nombres de disques suivants ("Tales from..." ?) a franchi sans ambages le fatal test des années. A reévaluer toutes affaires cessantes par tous les Dr No.


Dernière édition par Nowhere Man le Ven 13 Déc 2013, 08:26, édité 2 fois
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big'
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MessageSujet: Re: YES : YES (1969)   YES : YES (1969) I_icon_minitimeLun 09 Déc 2013, 16:06

Nowhere Man a écrit:
dans une pochette Pop Art digne de Lichtenstein

rofl

Je m'y recolle bientôt, quand j'aurai fini ma pinte de John Hammond  YES : YES (1969) 723659



Dûment sommairisé
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MessageSujet: Re: YES : YES (1969)   YES : YES (1969) I_icon_minitimeLun 09 Déc 2013, 16:14

Belle chronique.

Je retiens les fringues de trapezistes !  YES : YES (1969) 887283 

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MessageSujet: Re: YES : YES (1969)   YES : YES (1969) I_icon_minitimeLun 09 Déc 2013, 16:40

J'écoute ta vieillerie et je dois admettre que ça s'écoute plutôt pas mal encore au XXIème siècle.
Toujours intéressant de retrouver le tout premier pré-carré d'un groupe quel qu'il soit avant la transhumance vers les terres d'abondance (souvent trop grasses au final malheureusement).

Merci pour le coup de projo.  Wink 


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MessageSujet: Re: YES : YES (1969)   YES : YES (1969) I_icon_minitimeLun 09 Déc 2013, 16:41

No joke, sérieusement big' cette pochette, sans doute par manque de réels moyens encore loin de la patte Roger Dean qui deviendra l'identifiant visuel du groupe, est magnifique et emblèmatique d'une époque encore vierge de territoires à conquérir, ne subodore pas que le business va phagocyter jusqu'à la désincarnartion.

Finis ta bière des brasseurs Hammond père (qui devait produire Leonard C.) & fils et viens dans l'arène car c'est un peu toi, au travers de tes matutinales périgrinations dominicales qui m'a remis la Ricken' de Peter Banks à l'oreille.


YES :No opportunity, no experience needed 1970

Pov' Pete' mort au printemps dernier alors que je l'imposais en zicos mystère (j'y suis pour rien!) qui marquera de son empreinte son court passage au sein de Yes un peu comme Mick Abraham chez Jethro Tull ou Brian Jones at the Beatles...

NB : élégant bipède que Squire rendant hommage à la fois à Maurice Chevalier et annonçant Steven Tyler et la drogue 70'.
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MessageSujet: Re: YES : YES (1969)   YES : YES (1969) I_icon_minitimeLun 09 Déc 2013, 19:37

Le début est sérieusement prometteur Nowhere  cheers 
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MessageSujet: Re: YES : YES (1969)   YES : YES (1969) I_icon_minitime

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