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 L'ONJ a 25 ans

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agrume.



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MessageSujet: L'ONJ a 25 ans   Dim 14 Aoû 2011, 11:52

L'Orchestre National de Jazz: une autre création de notre Jack Lang.
Usine à gaz fonctionarisée ou idée géniale, beaucoup d'avis divergent sur le sujet.
On aime ou on aime pas, AMHA c'était une vraie bonne idée, ne serait ce que pour certaines moutures qui étaient vraiment exceptionnelles. Et puis, pouvoir donner aux amateurs de jazz la possibilités d'aller écouter en concert dans notre pays un vrai big band, çà n'a pas de prix quand on sait les difficultés économiques que cela engendre pour faire vivre un orchestre de ce type.
Pour moi un Big band en concert c'est magique c'est comme un orchestre symphonique ou une bonne harmonie, la sensation de puissance musicale est fabuleuse sur les expositions de thème ou lorsque le band intervient pour souligner la fin d'un chorus.

le site officiel:
http://www.onj.org/fr/accueil
vous y trouverez toute la discographie.

Il faut noter également que les débuts de l'ONJ coincide avec la naissance d'une maison label qui a fait beaucoup pour le jazz français:
http://www.label-bleu.com/index.php?lng=e

Pour resituer l'histoire Je fais un copier/coller de l'historique de l'ONJ et de ses différentes directions:

Le 3 février 1986, au Théâtre des Champs-Élysées, à l’occasion d’une soirée très « parisienne » largement médiatisée par la presse (journaux télévisés en direct), devant un parterre d’invités très hétéroclites (Jack Lang, Danielle Mitterrand, Roger Hanin, Yvette Horner, Simone de Beauvoir, etc.), l’Orchestre National de Jazz, après quelques semaines de répétitions à peine, donnait dans une euphorique précipitation son concert inaugural. Il devait durer plus de trois heures, enrichi de la présence de nombreux musiciens invités : Gil Evans, Martial Solal, Michel Portal, Joachim Kühn, Larry Schneider...

Vingt-cinq ans plus tard l’ONJ est toujours là. Unique « institution » que le jazz ait jamais produite en France, ce big band d’un type nouveau a été fondé sur un principe simple et original : un projet, un chef. Et carte blanche donnée à son directeur pour le choix de ses musiciens et invités comme pour l’élaboration du programme artistique. En un peu plus de deux décennies, l’ONJ a connu déjà neuf directeurs (dont huit directeurs musicaux et un directeur artistique incarné aujourd’hui par Daniel Yvinec) pour dix mandats successifs et offert un panorama très large et très ouvert du jazz français.

Qu’il semble loin le temps où il était de bon ton d’ironiser sur ces nouveaux « fonctionnaires du jazz » et de railler le « Jazz Lang Band ». Les débats de Clochemerle qui ont escorté sa création semblent aujourd’hui totalement éteints. Les faux procès sont désormais clos. Même si le « milieu » des musiciens reste assez nerveux sur la question de l’ONJ, eldorado très éphémère qui suscite toujours bien des envies, des ressentiments et des fantasmes, même si des discussions vives font rage aujourd’hui sur le renouvellement et l’élargissement de cette formule orchestrale, tout le monde s’accorde pour dire qu’en vingt-cinq ans l’ONJ a fait preuve de dynamisme et de capacité à changer.

En 1986 l’Orchestre National de Jazz n’a pas surgi du désert. Depuis quelques années déjà des musiciens aussi créatifs qu’entreprenants portaient à bout de bras, sans un centime de subventions, quelques-unes de ces grandes formations baptisées dans l’idiome du jazz « big bands », surmontant vaillamment les obstacles inhérents à leur passion orchestrale : rareté des lieux et festivals où pouvoir se produire, difficulté à réunir les musiciens régulièrement pour d’indispensables répétitions, tout cela dans des conditions économiques dissuasives et précaires. Si Martial Solal à la tête d’un époustouflant Dodécaband depuis 1981 et François Jeanneau et son Pandémonium depuis 1978 avaient ouvert la voie, si Luc Le Masne et son Bekummernis et quelques autres « allumés » comme Patrice Caratini (Onztet), Laurent Cugny (Lumière), Antoine Hervé (Bop 13), Denis Badault (La Bande à Badault) et Eddy Louiss (Multicolor Feeling), sans oublier Claude Bolling, Yvan Jullien et Jean-Loup Longnon, tentaient, chacun à leur manière, d’expérimenter leur idée explosive du jazz en faisant exister contre vents et marées des formations de haut niveau, on s’interrogeait ferme, parmi les musiciens et autres acteurs des musiques improvisées, sur la nécessité de créer un jour une structure permanente, correctement subventionnée. Comme c’était déjà depuis longtemps le cas pour les musiques dites « sérieuses ».

On peut dater exactement le jour où la possibilité que ce rêve d’orchestre national de jazz puisse se réaliser : le 15 février 1982. Le journaliste et musicologue Maurice Fleuret que Jack Lang vient de nommer quelques mois plus tôt à la tête de la Direction de la musique et de la danse du ministère de la Culture décide de créer un nouveau département au sein de la DMD : la Division de l’action culturelle. Son but ? Tenter de réduire les inégalités de traitement qui frappaient jusqu’alors les musiques non classiques. Le credo de Maurice Fleuret était simple : « Toutes les musiques sont égales en dignité et nous avons à leurs égards une égalité de devoir. » Cette phrase peut apparaître aujourd’hui comme une évidence, voire un truisme. Mais pour l’époque, elle annonçait une grande révolution. Cette égalité en dignité manifestait une reconnaissance et une légitimation officielles de toutes les musiques dites populaires, du rock aux musiques traditionnelles en passant par la chanson et le jazz. C’était bien d’action musicale qu’il s’agissait enfin et non pas d’animation culturelle, triste cache-misère à l’absence de vraie politique.

Pour mener cette nouvelle « action » en faveur du jazz, Maurice Fleuret nomma un chargé de mission spécialisé, Jean Carabalona. Pour mieux connaître les demandes du terrain, recueillir des avis compétents sur les dossiers en cours, bref « éclairer la Direction de la musique sur la politique qu’elle doit mener », il décide de créer en 1983 une Commission consultative nationale pour le jazz. En 1985, elle était composée de musiciens, pédagogues, producteurs, diffuseurs, journalistes et représentants de diverses institutions (Onda1, AFAA2), organisations professionnelles et syndicales (Sacem3, Snep4, Snam5) et associations militantes comme le Hot Club de France et le CNAJMI, le très florissant et effervescent Collectif national des associations de jazz et musiques improvisées présidé par Maurice Merle.

Dès son arrivée, Maurice Fleuret (dont on ne louera jamais assez l’importance de son action décisive en faveur de « la plus populaire des musiques savantes ») s'était ouvertement étonné que, parmi les ensembles conventionnés par la DMD d’avant sa prise de responsabilités, il n'y avait qu'une unique formation de jazz subventionnée. À savoir, le big band de Claude Bolling. L’idée de l’ONJ commença alors à poindre. Avec une double nécessité : faire vivre et renouveler le répertoire de grand orchestre et toucher de nouveaux publics à travers une formule spectaculaire, labellisée « nationale ». À la suite de multiples contacts avec ce qu’on appelle « la profession» et après avis de la Commission consultative, le ministre de la Culture Jack Lang annonça au milieu de l’été 1985 la création d’un grand orchestre permanent de jazz à vocation nationale et internationale, doté de moyens réguliers et convenables pour une telle ambition. Son principe de fonctionnement était original : le directeur musical, choisi par le conseil d’administration de l’Ajon6 sur un projet artistique précis, est nommé pour un an non-renouvelable. Pourquoi une durée de vie si courte ? Ce système permettra, expliqua-t-on à l’époque, une véritable « rotation » de la profession en évitant les rigidités et les corporatismes qui menacent tout orchestre permanent.

En août 1985, Jean Carabalona appelle François Jeanneau pour lui demander s’il est intéressé par la direction de ce que l’on peut appeler un « orchestre annuel de jazz national ». Seule condition : il fallait que l’orchestre commence impérativement en janvier prochain. En quelques mois, il lui faudrait recruter des musiciens, constituer un répertoire original, écrire un cahier des charges, etc. Jeanneau accepta le défi, tout heureux d’inventer « de la musique sauvage avec tout le confort moderne » selon une formule empruntée à Debussy.

Composé de vingt musiciens, la jeune garde du jazz hexagonal, plus un vétéran (Jean-Louis Chautemps) et un batteur afro-américain (Aaron Scott) totalement inconnu, recruté quelques semaines avant le premier concert, l’orchestre donna pendant « une année délicieusement épuisante » (dixit Jeanneau), près de quatre-vingts concerts. On n’a pas fait mieux depuis. « J’ai essayé de faire fonctionner ce grand orchestre avec la même souplesse qu’une petite formation. Dans un big band, par un phénomène d’inertie contagieuse, les musiciens ont souvent tendance à se limiter d’eux-mêmes dans leurs possibilités d’initiatives et d’interventions. Je trouve aberrant de sous-employer des solistes de premier plan comme tous ceux que j’ai eus la chance d’avoir dans cet orchestre. »

Le dimanche 21 décembre 1986, l’ONJ François Jeanneau donnait son concert d’adieu à Radio France. Imposé par les statuts, le soudain sabordage de l’orchestre laissa à son chef et à ses musiciens « le sentiment d’un immense potentiel inexploité ». Et Jeanneau de préciser : « En jazz, on ne peut marier l’eau et le feu, la recherche et la discontinuité, surtout en mettant beaucoup d’eau. L’ONJ n’est pas un jouet pour se faire plaisir pendant douze mois. Il lui faut laisser le temps de grandir et adapter ses vêtements à sa croissance. » Au nom du principe de rotation, le démantèlement de l’ONJ à l’heure même où ses sections étaient parfaitement rodées et que l’instrument orchestral fonctionnait à plein régime tant sur le plan technique, humain et musical, s’imposa vite comme une absurdité. L’Ajon décida donc d’offrir une année supplémentaire au successeur de François Jeanneau.

Le premier à bénéficier de cette rallonge, avec en prime un petit semestre, fut Antoine Hervé, vingt-huit ans à peine quand il prit les rênes de l’Orchestre National de Jazz. Confirmant qu’une nouvelle génération est prête à assurer la relève, il conduit l’ONJ « comme une Porsche au moteur parfaitement huilé, qui ne roulerait jamais à fond, mais toujours capable d’éblouissantes accélérations. Sans doute, avoua-t-il à la fin de son mandat, jamais plus je ne retrouverai une telle sensation… ». Son concert inaugural eut lieu au Théâtre du Châtelet en février 1987 et son ultime prestation en juillet 1989 aux Tuileries dans le cadre des cérémonies de célébration du bicentenaire de la Révolution. « En deux années, j’ai appris à travailler vite dans l’urgence. L’expérience fut intense, dure et profitable. J’ai acquis une qualité professionnelle que je n’avais peut-être pas. Ce n’est pas toujours facile de faire travailler des musiciens qui avaient à peu près mon âge. » Une seule déception à son bilan final : « De constater que certains musiciens se sont contentés de faire « le métier » comme ils disent. »

Un incendiaire lui succède à l’automne 1989 : Claude Barthélemy et sa guitare speedée qui aime à explorer avec fureur les paroxysmes. Avec lui l’ONJ devient un drôle de big band qui, refusant l’alignement traditionnel par sections (un orchestre avec accordéon composé majoritairement de cuivres) se transforme en une espèce de manège moderne avec ses tourbillons et ses vertiges. « Diriger l’ONJ fut une course contre la montre. Qu’importe la durée pourvu qu’on ait la vitesse. Sachant pertinemment qu’on finit dans le décor à la fin du mandat. »

Dont acte : changement de décor en 1991. Avec Denis Badault et son hédonisme festif, l’ONJ trouve un nouvel équilibre, entre foudroiement rythmique et clarté d’écriture. Très vite, il s’impose comme une belle machine à swing, capable de produire des harmonisations capiteuses comme de moudre de longs tempi à suspense.

Fils spirituel de Gil Evans, Laurent Cugny prend à son tour le témoin en 1994. L’expérience explosive du big band, Cugny la connaît bien pour avoir pendant plus de dix ans, dirigé le grand orchestre Lumière. L’ONJ est pour lui l’aboutissement d’un rêve : jouir enfin, à plein temps, pendant trois années, d’une grande formation sur mesure avec tout un confort de travail inespéré. Laurent Cugny fêtera les dix ans de l’ONJ à la Cité de la musique à Paris en juillet 1996 en invitant les trois précédents chefs à jouer avec son orchestre.

En 1997, le contrebassiste et « dramaturge » musical Didier Levallet prend le relais de l’orchestre avec une certaine idée du jazz : « Au fond de cette musique, nous voulons percevoir une danse et dans cette danse nous voulons entendre une parole qui ose s’exprimer. L’unité du langage de l’orchestre doit se réaliser, en même temps que par le lien immédiat avec son temps, par une filiation toujours perceptible avec la source et l’héritage du jazz, grâce à l’attachement, à l’euphorie rythmique qui toujours sous-tend cette musique. » Mission accomplie.

En 2000, l’élection surprise d’un musicien italien, le violoncelliste et contrebassiste Paolo Damiani, à la tête de l’orchestre, provoqua des remous et des démissions au sein du conseil d’administration de l’Ajon. Certains musiciens crièrent à la provocation : « Comme si en France, on n’avait pas suffisamment de candidats...» Le monde du jazz s’agita et s’interrogea sur la pertinence du choix. Le projet co-piloté avec François Jeanneau ne manquait pourtant pas d’atouts. Orienté vers d’autres rivages, d’autres mythologies avec son programme « Charmediterranéen », cet ONJ d’un type nouveau offrait de larges espaces à de jeunes et audacieux solistes français. Faute de concerts et d’une reconnaissance médiatique et professionnelle suffisante, on l’amputa d’une dernière année de mandat. Cette fin brutale fut vécue avec beaucoup d’amertume par les musiciens de l’orchestre.

L’ONJ était en danger. Claude Barthélemy fut invité à « récidiver » (une première dans l’histoire de l’orchestre) pour redorer son blason et redonner un nouvel avenir à l’institution en péril. Pour ce faire, il s’entoura d’une pléiade de musiciens en devenir, d’une petite trentaine de moyenne d’âge. « Avec ce nouvel ONJ, j’ai pu vérifier les pleins effets en une quinzaine d’années de la politique de l’enseignement du jazz dans les conservatoires. » En deux mandats, son rôle de « chef » a forcément beaucoup bougé. « Mon premier ONJ m’a permis de m’affirmer comme musicien de jazz, moi qui n’étais considéré jusqu’alors que comme un guitariste électrique. Mon deuxième mandat m’autorise à jouer au directeur d’acteurs pour produire véritablement une musique du monde d’aujourd’hui et conduire l’orchestre vers des ailleurs du jazz. »

En septembre 2005, Franck Tortiller, qui a passé une dizaine d’années au sein du Vienna Art Orchestra, reprend le flambeau avec une équipe de solistes réputés. Et une franche lucidité : « Il y a quelques années, l’ONJ était une Rolls-Royce avec des fauteuils en cuir dans laquelle on montait pour rouler librement sur une route bien tracée et ouverte. Cette époque est révolue. Dans le paysage d’aujourd’hui, l’ONJ est un orchestre comme les autres. C’est pour moi comme une sorte de Villa Médicis hors les murs. On offre, pour une période donnée, à une compagnie de musiciens de jazz la chance de développer des envies, réaliser des projets et réussir une aventure musicale et humaine tout à fait passionnante. Ce n’est pas rien ! Ma chance, c’est que cet orchestre avant d’être national fut… municipal. » Le succès de ses trois années d’existence prouve qu’il a réussi son pari.

En 2008 l’Ajon change de cap en recrutant le premier directeur artistique de l’histoire de l’Orchestre National de Jazz. Cette nomination intervient dans une volonté d’évolution du projet artistique et culturel de l’Ajon qu’elle s’emploie à développer depuis deux ans. C’est Daniel Yvinec, artiste au parcours atypique et cosmopolite, qui prend donc les rênes du dixième ONJ. Ce dernier est inauguré en mars 2009 à Radio France. Son histoire s’écrit actuellement.

Depuis ses débuts, on a tout dit et son contraire sur l’ONJ : fer de lance du jazz « made in France », machine infernale seulement capable de broyer ses chefs, formidable outil de création collective, laboratoire doré pour « happy few », confrérie musicale libérée de toute contrainte de « rentabilité » et de toute obligation stylistique imposée, carrosse illusoire qui se mue en fin de mandat en citrouille, tremplin nécessaire pour révéler et aguerrir les jeunes talents, usine à jazz dispendieuse… On ne finirait pas d’énumérer les avis contradictoires que provoque toujours cette « institution » jeune d’à peine vingt ans. Et c’est tant mieux. L’important, c’est qu’elle existe, perdure et puisse longtemps inventer des lendemains qui swinguent pour le jazz français. Rendez-vous dans vingt-cinq ans.

Pascal Anquetil


A l'occasion de cet anniversaire, tous les disques sont réédités progressivement

mes directions préférées:
François Jeanneau
Didier Badault
Laurent Cugny
avec un penchant marqué pour la période Antoine Hervé (avec A.Ceccarelli, JM Jafet, N guyen Lee etc..)

Côté video, j'ai cherché sans grand succès, j'ai un excellent souvenir justement de la période Antoine Hervé avce un concert retransmis sur FR3, je n'en ai trouvé aucune trace même à l'INA

Par contre on trouve des choses sur les formations plus récentes
la dernière mouture de Yvinec avec le projet "Around Robert Wyatt"

et "Shut up 'n dance"

l'hommage à Led Zep de la période Frank Tortiller que j'ai vue il y a quelques années qui ne m'a pas convaincu






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big'
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MessageSujet: Re: L'ONJ a 25 ans   Dim 14 Aoû 2011, 12:07

Ouaip, on en a déjà un peu parlé ailleurs. BK et toi, vous connaissez et appréciez les premières moutures.

Moi, j'en retiens les bouses soporifiques que sont les reprises des répertoires de Led Zep et de Wyatt. En même temps, je suis pas très client des jazz big bands.

Quand en plus c'est subventionné, ça pousse pas à se déchirer les doigts.

Mes deux sesterces.

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MessageSujet: Re: L'ONJ a 25 ans   Sam 26 Nov 2011, 23:00

Un peu Raide big' le coup des subventions dans l'absolu...je préfère voir financer ça que les Majorettes qui défilent à la Foire au Boudin de Pouilly sur Creuse What a Face

Mais bon sur tout le reste en fait après le II j'ai plus trop suivi, à tort ou à raison peu importe, l'idée de départ était superbe je trouve.







Merci pour ce rafraichissement de mémoire l'Agrume
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Nestor



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MessageSujet: Re: L'ONJ a 25 ans   Mar 29 Nov 2011, 00:27

Très intéressant, merci. Je ne connaissais pas la genèse et l'histoire d'un projet que je n'ai connu que "de 2e main". Pour moi l'ONJ a toujours été un objet musical ambivalent: à la fois cette institution du "jazz de conservatoire" qui m'a vite soûlé (à l'aune de mes 20-25 ans d'alors, au début des 2000's) et qui, pour moi, a fait bien du tort à la scène "jazz" française. Et aussi ce double album, acheté à l'époque pour une bouchée de pain parce que certaines de mes idoles du moment s'y trouvaient : Ducret, Scott, Benita, Robert, Emler. L'ONJ 86, je ne savais même pas avant ce soir que c'était le 1er...


À la réécoute ça a mal vieilli, mais la plupart des musiciens qui étaient de l'aventure ont fait de grandes choses après. Peut-être que ça vaudrait le coup de ré-écouter les suivants, tiens, et le devenir de ces jeunes gens d'alors. Mais je ne les ai pas...
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MessageSujet: Re: L'ONJ a 25 ans   Mer 11 Juil 2012, 11:43

Juste pour dire que l'ONj (oui, "j" minuscule)...commence sérieux à me péter les Burnes What a Face

(j'ai passé une petite heure "perdue" à chercher quelque chose de sympa à me mettre entre les oreilles)

En fait rien de bien sérieux ni surtout "à la hauteur du projet initial" depuis François Jeanneau qui avait bien compris la genèse du truc, puis d'Antoine Hervé qui a fait correctement le taf pour assurer la difficile succession avec la deuxième Equipe derrière.

Y me foutent les boules grave avec leur Musique de Gratte C...lles pour Bobos Parisiens buvant des Cocktails tièdes dans les endroits chics en quête d'adoubement tarifé de la "Fée Jazz"...et sous réserve qu'elle accouche d'un truc vaguement "branchouille"...suffisamment incompréhensible surtout pour que tout le monde dise que c'est "Génial"... What a Face

C'est d'autant plus consternant qu'on sent bien que les Musiciens sont tous capables derrière...et qu'au détour d'un ou deux Morceaux on imagine ce qu'aurait pu être la rencontre du Jazz "Classique" et des "Intonations Contemporaines" de Musiques plus récentes...le Projet était Magnifique cheers

J'ai beaucoup d'estime pour Yvinec et nombre de ses collègues en tant que Musiciens...(et que "Musicien" surtout), mais l'OnJ méritait bien mieux, et une démarche plus cohérente suivie dans le temps à mon humble avis...un vrai "Animateur" aussi au long cours avec une surface intellectuelle permettant d'argumenter tout ça "plausiblement" au lieu de réciter des inepties explicatives d'une stérilité navrante What a Face

Après...j'ai pas tout écouté peut-être...qui sait Question scratch

Ou alors j'écoute trop le père Truffaz et son Equipe à lui dernièrement...qui en terme de créativité et de mouillage de chemise pourrait largement inspirer nos "fonctionnaires musicaux" de la "jazz administration publique" clown


Finalement t'avais entièrement raison big'.............................


Dernière édition par BkBasse le Mer 11 Juil 2012, 14:45, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: L'ONJ a 25 ans   Mer 11 Juil 2012, 12:56

Ben oui, c'est ballot, hein. Alors qu'ils auraient pu faire un truc terrible, Yvinec n'étant pas un manche, les autres non plus.

La "consécration", ça endort. Sleep

Quand les gars devaient se battre pour rester sur scène dans les clubs de NY, c'était une autre histoire. Surtout quand t'avais un type comme Monk ou Charlie Parker qui attendait pour prendre ta place.

J'exagère un peu (à peine ...) mais c'est comme les Bleus, quand tu payes ta place pour aller les voir, c'est pour qu'ils se surpassent, pas pour qu'ils se traînent sur le terrain. Allez, hop, rideau !

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MessageSujet: Re: L'ONJ a 25 ans   Mer 11 Juil 2012, 14:01

Quand BK fâché, lui toujours faire ainsi
grâce à l'ONJ tu peux faire croire à tes amis que tu fréquentes la haute qui est branchouille, que t'écoute de la musique de gens intelligents à laquelle tes amis ne comprennent rien -mais toi non plus-, que tu passes des heures dans les ascenseurs et que tu en connais tous les tubes

je ne suis pas certain que les mecs se mettent en grève avant un concert comme peuvent le faire les bleus avant un match. Je pense également que lors d'une interview d'un musicien, on puisse s'attendre à ce qu'il s'exprime convenablement, qu'ils n'abusent pas de jeunes prostituées mineures... Non décidément entre un concert de l'ONJ et un match des bleus, je préfère écouter des intellectuels jouer de leurs instruments que des imbéciles tapant un ballon. Mais tu as certainement raison Big: tu exagères à peine
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MessageSujet: Re: L'ONJ a 25 ans   Mer 11 Juil 2012, 14:12

leflaneurbreton a écrit:
Quand BK fâché, lui toujours faire ainsi

Question scratch

A part le " What a Face " qui signifie chez moi "vas niquer la reum de ton arrière petit beau frère pygmée jumeau à poil devant le prisu" et que je ne n'emploie que rarement ici... chacun peut en témoigner...rien de discourtois dans mes propos (et concernant le Band en question bien sur Laughing )...

Tu cherche à repécher le truc du (fond) du canal st martin par les bretelles le flanneur Question

A moins que tu n'ais un avis argumenté...d'une petite vidéo par exemple... Laughing Question bounce


Dernière édition par BkBasse le Jeu 12 Juil 2012, 00:17, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: L'ONJ a 25 ans   Mer 11 Juil 2012, 14:22

leflaneurbreton a écrit:
Je pense également que lors d'une interview d'un musicien, on puisse s'attendre à ce qu'il s'exprime convenablement, qu'ils n'abusent pas de jeunes prostituées mineures... Non décidément entre un concert de l'ONJ et un match des bleus, je préfère écouter des intellectuels jouer de leurs instruments que des imbéciles tapant un ballon. Mais tu as certainement raison Big: tu exagères à peine

Je parlais de l'attitude sur scène/terrain, pas des coulisses. Et j'ai connu des sportifs moins imbéciles que certains zicos/artistes. Faudrait voir à pas trop généraliser non plus Wink

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MessageSujet: Re: L'ONJ a 25 ans   Mer 11 Juil 2012, 14:26

je parlais juste pour les bleus What a Face
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MessageSujet: Re: L'ONJ a 25 ans   Mer 11 Juil 2012, 14:33

Et moi juste pour (mais contre en fait) l'OnJ... Cool Very Happy
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MessageSujet: Re: L'ONJ a 25 ans   Mer 05 Aoû 2015, 10:00

P'tain je jouis...écartez vous carbon



:pompom:
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MessageSujet: Re: L'ONJ a 25 ans   

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L'ONJ a 25 ans
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